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    Nutrition
    Niveau Performeur

    Ta stratégie nutritionnelle sur les efforts longs

    Ce ne sont pas toujours tes jambes qui craquent en premier. Sur un Half (70.3) ou plusieurs heures de selle et de course, c'est souvent ton estomac qui décide de ta fin de course. Ce que tu réussis à manger et à boire en route pèse autant que ton entraînement. Dans ce module, tu vas construire ta propre stratégie nutritionnelle, l'ajuster à la durée et à la chaleur, et entraîner ton estomac à encaisser ce dont ton corps a besoin. Objectif : arriver à la ligne d'arrivée avec encore de l'énergie, pas au bord de la fringale.

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    14 questions • ~8 min • Seuil de validation : 80 %

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    Ce que tu vas apprendre

    • •Tu construis une stratégie nutritionnelle complète pour un Half (70.3) ou un effort de plusieurs heures.
    • •Tu ajustes tes apports en glucides, en sodium et en liquides selon la durée et la chaleur.
    • •Tu entraînes ton système digestif à absorber davantage en course grâce au gut training.
    • •Tu écris et tu testes un plan nutritionnel pour t'aider à prévenir la fringale et la déshydratation.

    Les leçons

    Leçon 1. Comprendre la fringale et le carburant de l'effort long

    Sur un effort court, ton corps tient sans manger. Sur un effort long, c'est une autre histoire. Tes muscles et ton foie stockent le sucre issu des glucides sous forme de glycogène, et ces réserves sont limitées. Quand elles s'épuisent, c'est le coup de barre brutal : les jambes deviennent lourdes, l'allure s'effondre, la tête décroche. C'est ce qu'on appelle la fringale, ou le mur. La clé est simple : tu n'attends pas d'être à sec pour t'alimenter. Tu apportes des glucides régulièrement, dès le début de l'effort, pour économiser tes réserves et tenir la distance. Plus l'effort est long, plus cet apport en route devient décisif. Sur un Half (70.3), une stratégie d'alimentation construite à l'avance fait souvent la différence entre une fin de course subie et une fin de course tenue.

    Leçon 2. Glucides en course : combien, et pourquoi ça plafonne

    Pendant un effort long, ton corps peut absorber une certaine quantité de glucides par heure, mais pas à l'infini. Au-delà d'un certain seuil, ton système digestif ne suit plus : l'estomac se bloque, ça gargouille, et le carburant n'arrive plus aux muscles. C'est cette limite de tolérance digestive qui fixe le plafond de ce que tu peux ingérer utilement. L'idée n'est donc pas de manger le plus possible, mais de trouver ta dose horaire de glucides utile et régulière. Tu la répartis en petites prises fréquentes plutôt qu'en grosses quantités d'un coup, plus faciles à digérer en mouvement. Gels, barres, boissons glucidiques, aliments solides : ce qui compte, c'est que ça passe pour toi, à l'intensité de course. Les repères chiffrés d'apport horaire varient d'un triathlète à l'autre, et ton coach pourra t'aider à caler les tiens (voir dernière section).

    Leçon 3. Hydratation et sodium : l'autre moitié de l'équation

    Manger ne suffit pas, il faut aussi boire, et gérer le sel. Quand tu transpires, tu perds de l'eau mais aussi du sodium, l'un des électrolytes clés de ton organisme. Plus l'effort est long, plus il fait chaud, plus tu transpires, et plus ces pertes comptent. Une hydratation pensée, qui apporte de l'eau et du sodium, t'aide à tenir ton allure et à préserver tes sensations sur la fin. Attention au piège inverse : boire bien au-delà de ta soif n'améliore pas la performance et peut au contraire diluer dangereusement le sodium de ton sang. Le bon réflexe est l'équilibre : ni trop peu, ni trop. Tu t'écoutes, tu adaptes ton volume de boisson à la chaleur et à ton niveau de transpiration, et tu intègres du sodium sur les efforts longs ou chauds. Les quantités précises de liquide et de sodium dépendent de ton profil de sudation, un point à valider avec un professionnel ou ton coach (voir dernière section).

    Leçon 4. Le gut training : entraîner ton estomac comme tes jambes

    Tu ne courrais pas un Half (70.3) sans avoir entraîné tes jambes à la distance. C'est pareil pour ton estomac. Le système digestif s'éduque : à force de manger et de boire à l'entraînement, à l'intensité de course, il apprend à absorber davantage sans se bloquer. C'est ce qu'on appelle le gut training. Le principe est progressif. Tu augmentes petit à petit les quantités de glucides et de liquides que tu ingères pendant tes sorties longues, semaine après semaine. Ton corps s'habitue, ta tolérance monte, et le jour J tu peux t'alimenter au niveau dont tu as besoin sans craindre les troubles digestifs. Un estomac entraîné, c'est un carburant qui arrive vraiment jusqu'aux muscles.

    Leçon 5. La nutrition sur le vélo prépare ta course à pied

    Sur un Half (70.3), le vélo est ton meilleur moment pour t'alimenter. Tu es plus stable, le geste est moins traumatisant pour le ventre, et tu disposes de temps. C'est là que tu fais le plein de glucides et de liquides pour préparer la partie qui fait le plus mal : la course à pied finale, où manger devient beaucoup plus difficile. L'erreur classique est de sous-manger à vélo et de payer l'addition en courant. La bonne stratégie consiste à alimenter régulièrement pendant la partie cycliste, sans attendre la faim ni la soif, pour aborder la transition vers la course avec des réserves encore pleines. Et la règle d'or des efforts longs reste valable : rien de nouveau le jour de la course. Tout ce que tu manges et bois en compétition a d'abord été écrit, testé et ajusté à l'entraînement. Ton plan nutritionnel ne s'improvise jamais sur la ligne de départ.

    Tu peux lire les leçons avant ou après le quiz, à ton rythme.